La Suisse souvent moins chère que la France

Franc suisse plus faible que l’euro, prix stables, hôtels luxueux et accessibles, pistes nombreuses et variées, stations coquettes et animées… La Suisse ne manque pas d’atouts pour séduire les Français. Comparaison.

Sommets, glaciers, chalets et petits trains : la montagne suisse est une vraie carte postale. Pourtant, elle ne séduit que 250 000 Français chaque hiver. Alors qu’ils sont 5,5 millions à dévaler les pistes de l’Hexagone. Les neiges françaises sont, il est vrai, les plus vastes et les plus variées de la planète. Elles s’étendent sur cinq massifs (six en comptant la Corse), offrent un choix de 357 stations et totalisent 118 000 ha de pentes aménagées, soit près d’un tiers du domaine skiable européen. A ce jeu des performances, la Suisse n’est toutefois pas en reste : 250 stations et 84 000 ha y sont voués à la glisse sur deux massifs, les Alpes et le Jura.

Le problème, c’est que trente ans durant, les Français se sont sentis trop pauvres pour la Confédération. Jusqu’en janvier 2002, il fallait plus de quatre de nos vieux francs pour obtenir un franc suisse. De quoi être découragé, même en sachant que la Suisse ignorait l’inflation. Depuis l’euro, on se sent plus à l’aise en passant la frontière. La monnaie européenne est plus haute que le franc suisse et les professionnels du tourisme helvètes ont bien compris l’impact psychologique de ce nouveau taux de change : depuis 2002, la plupart des documents, tarifs hôteliers ou cartes de restaurant affichent une double colonne de prix, l’une en francs suisses, l’autre en euros. En outre,  la valeur de l’euro face au franc suisse a augmenté de 20 % depuis 18 mois , souligne le directeur de Suisse Tourisme pour la France. Et comme nos prix n’ont pratiquement pas bougé depuis cinq ou six ans, la Suisse est devenue une destination très intéressante. L’essence, par exemple, y est de 30 à 40 % moins chère qu’en France. » L’hiver dernier, Odit France a réalisé pour le ministère du Tourisme une étude sur « le positionnement de l’offre française de sports d’hiver », par rapport à celle de ses voisins européens. Les coûts de l’hébergement et de la glisse ont été passés au crible. Résultat : les comparaisons avec les prix helvétiques laissent souvent pantois. « La Suisse est compétitive », résume le  directeur général d’Odit France. Fi des idées reçues.

Publicités
Cet article a été publié dans Suisse, Voyage. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s